Des histoires de coeur(s)...
Et une nouvelle découverte BD, une!
Aujourd'hui, je vais vous présenter une BD de Cyril Pedrosa. Cet auteur peut vous sembler "familier": le très bon Ring Circus, les Auto bio ou encore le très beau Trois ombres, c'est lui! Il a déjà du "lourd" à son actif...
Les Coeurs solitaires
Scénario, dessin: Cyril Pedrosa
Couleurs: Walter
Janvier 2006
Ed. Dupuis, Coll. Expresso

Un a perçu des deux premières planches:

Aujourd'hui, je vais vous présenter une BD de Cyril Pedrosa. Cet auteur peut vous sembler "familier": le très bon Ring Circus, les Auto bio ou encore le très beau Trois ombres, c'est lui! Il a déjà du "lourd" à son actif...
Les Coeurs solitairesScénario, dessin: Cyril Pedrosa
Couleurs: Walter
Janvier 2006
Ed. Dupuis, Coll. Expresso
Résumé
Jean-Paul, la trentaine, célibataire, commence à suffoquer. Même son jogging au bord du lac ne l'aère plus suffisamment. Même ses fantasmes ne l'égayent plus. Le problème, il l'a déjà identifié: le décès de son père et ses conséquences: sa mère le surcouve, l'entreprise familiale est lourde pour ses frêles épaules. Jean-Paul pourrait parler à sa mère mais il se laisse dominer par le caractère écrasant de celle-ci, si bien que plutôt que de l'affronter, il fuit. Il fuit et se retrouve sur une croisière, un peu particulière: un coeur solitaire parmi tant d'autres coeurs solitaires...
Mon avis
Une belle découverte! Assurément!
Encore une fois, l'histoire est à la hauteur du graphisme, et vice-versa. Tout d'abord, l'histoire repose essentiellement sur les émotions et les états d'âme, les crises existentielles. Et pour le sujet peu évident qu'est la crise d'identité (qui suis-je? je n'aime pas ma vie, je voudrais être quelqu'un d'autre, etc), Pedros s'en sort bien: il aborde ce sujet avec délicatesse (presque) et humour, il donne la parole à chacun des personnages (tantôt graves, tantôt loufiques), sans jamais juger personne (impossible de diaboliser la mère par exemple). De même, son dessin s'accorde parfaitement aux silences, aux émois: le trait se déforme, se tord, se courbe, toujours "calqué" sur la musique, les rêves ou les cauchemars des personnages. Et tout fonctionne, c'est beau, touchant.
A l'heure actuelle, seul un tome a été publié. Et ne confondez pas Les Coeurs solitaires avec Les Coeurs boudinésde Krassinsky, ces excellentes histoires sucrées-salées de femmes...Jean-Paul, la trentaine, célibataire, commence à suffoquer. Même son jogging au bord du lac ne l'aère plus suffisamment. Même ses fantasmes ne l'égayent plus. Le problème, il l'a déjà identifié: le décès de son père et ses conséquences: sa mère le surcouve, l'entreprise familiale est lourde pour ses frêles épaules. Jean-Paul pourrait parler à sa mère mais il se laisse dominer par le caractère écrasant de celle-ci, si bien que plutôt que de l'affronter, il fuit. Il fuit et se retrouve sur une croisière, un peu particulière: un coeur solitaire parmi tant d'autres coeurs solitaires...
Mon avis
Une belle découverte! Assurément!
Encore une fois, l'histoire est à la hauteur du graphisme, et vice-versa. Tout d'abord, l'histoire repose essentiellement sur les émotions et les états d'âme, les crises existentielles. Et pour le sujet peu évident qu'est la crise d'identité (qui suis-je? je n'aime pas ma vie, je voudrais être quelqu'un d'autre, etc), Pedros s'en sort bien: il aborde ce sujet avec délicatesse (presque) et humour, il donne la parole à chacun des personnages (tantôt graves, tantôt loufiques), sans jamais juger personne (impossible de diaboliser la mère par exemple). De même, son dessin s'accorde parfaitement aux silences, aux émois: le trait se déforme, se tord, se courbe, toujours "calqué" sur la musique, les rêves ou les cauchemars des personnages. Et tout fonctionne, c'est beau, touchant.
Un a perçu des deux premières planches:

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