Parce que c'est écrit... mais ce n'est pas une raison!

Publié le par Marie_L

Grâce aux partenariats qu'organise Blog'O'Book, je découvre des romans que je ne lirais sans doute pas autrement... Cette fois-ci, c'est un premier roman de Véronique VanHaren publié aux éditions Licorne que je vais partager avec vous.
Je remercie Blog'o'Book et Licorne Editions pour la découverte de ce roman.
Vous trouverez d'autres avis sur ce livre en visitant la page de B'O'B... (lien à venir)


Parce que c'est écrit...
Véronique VanHaren
Licorne Editions, 2009




Résumé
Sur les bords du lac Léman, en Suisse, Flora vit paisiblement. A quarante ans, elle commence enfin à se faire un nom dans le monde de la peinture, grâce à son ami, le talentueux galeriste Thibault. Ce dernier lui propose d'exporter son exposition à New-York pour une semaine. Flora accepte malgré un bien mauvais pressentiment... Et, en effet, là-bas, tout s'enchaîne. Les peintures de Flora s'arrachent et les prix s'envolent. Comment expliquer cette soudaine convoitise? Comment expliquer la présence mystérieuse d'un certain Sam? Et comment expliquer les changements, voire les métamorphoses des proches de Flora?

Mon avis
Parce que c'est écrit... se présente comme un "thriller original, oppressant, troublant, léger et envoûtant". Comment résister à cela? Un thriller dans le monde de l'art, une peintre adepte du Tarot divinatoire face à son destin, que c'est séduisant! Pourtant, au fil des pages, à trop vouloir explorer de pistes, de domaines, de la CIA à la forteresse médiévale, le roman se perd...
En effet, alors qu'elle s'installait bien et se promettait passionnante, l'intrigue s'effiloche et devient complètement absurde, voire franchement ridicule. Le thriller de l'Art prend finalement la forme d'un combat manichéen, le Diable à la recherche de son Ange, le Destructeur à la recherche de sa Fleur... Il y avait pourtant matière à envoûter le lecteur en s'en tenant à un thriller simple mais efficace, un thriller qui aurait vraiment plongé le lecteur dans l'Art (pictural, divinatoire) et les perversités qui peuvent en découler... Au lieu de cela, l'auteur décrit quelques actes malsains, purement cruels, mais sans aller plus loin. Sans décrypter ce qui pousse une personne "saine" à se jeter dans la gueule du loup et à se laisser dévorer toute crue. Sans faire pénétrer le lecteur dans l'esprit du Mal... Quel dommage! Tel un voyeur, le lecteur a donc l'impression d'assister à des scènes sales, perverses, sans qu'elles ne soient jamais "justifiées" dans l'histoire...
Par ailleurs, les personnages aussi souffrent d'un manque de "matière". Tout au long de l'intrigue, ils perdent leur identité et agissent de façon incohérente. Des femmes de caractère qui, du jour au lendemain, se transforment en esclaves, c'est peu crédible... Seul Thibault sort du lot et devient presque attachant. Par ailleurs, l'intrigue nécessitait-elle vraiment de "faire mourir" tous ces personnages? C'est juste gratuit... Quant au mauvais rôle de l'histoire, il se révèle pitoyable, ridicule même, dans un rebondissement final tout autant pathétique. Encore une fois, il y avait matière à créer un personnage effroyable et diabolique, un véritable manipulateur... Mais non. Une autre fois?
Pour finir, le roman est plein de coquilles: au moins une erreur de grammaire, de conjugaison ou d'orthographe à chaque page. C'est insupportable! "Sam bu..." "Il ne pu s'empêcher de..." "Il le laissa entré..." A qui la faute? Auteur ou relecteur de la Licorne?
Bref, malgré tout, le roman se lit jusqu'au bout, rapidement...

A vous de juger...
Cracklou l'a fait, une lecture bien difficile...
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Commenter cet article
M
<br /> Jai lu le livre et le scénario m'a plu. Au moins ça sort de la banalité de certains policiers. C’est un premier livre et on sent que l’auteur voulait exprimer beaucoup d’idées (je pense que ce<br /> livre germait depuis TRES longtemps).<br /> Les personnages étaient effectivement attachants (surtout Thibault, Charlotte, Flora, John…) mais que celles qui s'interrogent sur le revirement de personnalité chez les belles assistantes de<br /> Thibault se questionnent ? Peut-on juger comme fortes personnalités, des femmes à la merci de leur employeur corps et âme, soir et WE ? Superficielles oui (coucher avec le premier inconnu dans un<br /> sauna, quelle personnalité !). On comprend tout des personnages et des scènes érotiques et masochistes à la fin du livre quand tous les décors sont placés ; Jusqu’à la dernière page on ne sait pas<br /> où veut nous mener l’auteur. Il y a beaucoup de personnages qui se greffent à la fin de l’histoire dont on aurait pu se passer mais en même temps, ce volume montre la puissance du mal et c’est<br /> quand même là toute l’histoire. Le mal était là, est là et bien là et en plus il le restera.<br /> <br /> C’est vrai, on pense et on écrit ce qu’on veut. La méchanceté n’était pas nécessaire.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Je suis d'accord avec toi: on sent que ce livre a longtemps germé dans l'esprit de l'auteur, on sent qu'elle a voulu aborder plusieurs thèmes/lieux/genres...<br /> A nouveau d'accord: Thibault et Charlotte sont des personnages attachants. En revanche, Flora et John ne m'ont pas inspiré "grand chose"... Trop effacés.<br /> Concernant les assistantes de Thibault. Oui, elles sont "soumises" à leur patron; mais, elles sont aussi très intelligentes et conscientes de leur pouvoir de séduction. En ce sens, elles sont<br /> "fortes". Après, je suis d'accord avec toi, certaines se laissent facilement aller... mais pas toutes! Certaines ont aussi choisi de combattre ces faiblesses, quitte à en mourir. Celles-là sont<br /> donc assez "fortes". Et si on extrapole un peu, beaucoup de femmes se donnent presque corps et âmes à leur boulot, sans pour autant être faibles! C'est un autre débat...<br /> Enfin, je ne suis pas sûre de vous comprendre. Quand vous dites qu'on ne comprend qu'à la fin où l'auteur veut nous mener (c'est-à-dire à la puissance du Mal), vous voulez dire que les scènes<br /> érotiques/masochistes sont à rapprocher du Mal?<br /> A la lecture, on comprend bien que tout se joue entre le Mal et le Bien et ce qui en dérive... Pourtant, je persiste: l'auteur aurait dû donner plus de matière, plus de profondeur à cela. Le Mal<br /> n'est abordé que superficiellement, Sam n'a quasiment aucune substance... Et la fin est bouclé trop rapidement, l'affrontement de Flora et Sam n'a pas de "retentissement"!<br /> Bref, à revoir...<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> Malheureusement ou heureusement (tout dépend de quel point de vue on se place), force est de constater que rien n'encourage la lecture de ce livre, pas même son défenseur anonyme. Merci à toi Marie<br /> de continuer à parler de tes découvertes et, ainsi, de nous faire découvrir à notre tour des titres et des auteurs dont la plupart méritent une meilleure vitrine !<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Merci à toi!<br /> Je ne vais pas non plus vanter de faux mérites d'un livre que je n'ai pas apprécié!<br /> Et quant à ce livre, les avis semblent unanimes...<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Oh, je viens de lire tous les commentaires. Ce qui me fait rire (jaune), c'est de constater qu'à chaque fois les commentaires virulents sont anonymes.<br /> Étrange, non ? ;)<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> N'est-ce pas? ... Et Coralie n'est pas revenue pour lire ma réponse!<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Les fautes sont énormes ! Comment un éditeur peut-il laisser passer ça ! :-o<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Je me pose la même question... ;)<br /> La maison d'éditions est toute jeune, elle ne doit pas encore avoir "les moyens" de payer les services d'un relecteur...<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Et je me permettrai d'ajouter (étant une des responsables de ce partenariat) que les blogueurs sont totalement libres d'exprimer leurs avis, qu'ils aiment ou détestent le livre, le but de ces<br /> partenariats n'est pas de flatter ou de descendre des livres, le but en d'en découvrir et d'en parler.<br /> <br /> <br />
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